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Walter Benjamin/Asja Lacis, Historicité de l’exploration

Mise à jour le 13 janvier 2014

 

HI S T O R I Q U E


Il me semble intéressant d’un point de vue épistémologique, de faire l’historique du texte ici publié pour deux raisons principales interdépendantes : l’historique démontre concrètement que les processus d’objectivation dans les champs universitaires, scientifiques (sciences dites dures), etc., sont toujours historiquement/ idéologiquement situés, en premier parce qu’initiés par un sujet-situé et en second par les sujets-récepteurs/lecteurs, eux-mêmes situés (des instances d’évaluation). Ancrages historiques/idéologiques qui peuvent même inverser la validité des résultats et/ou le jugement sur les résultats, par exemple, le trop dans un segment temporel devenant le pas-assez dans un autre segment temporel. L’article datant des années 70 (avec ses problématiques d’époque), publié en 2009 (les lectures de Benjamin s’inscrivent dans des problématiques nouvelles) offre matière à penser l’historicité des rapports-à. Une manière aussi d’éclairer les variables de la réception de Walter Benjamin.

*

Les pages ici publiées datent en partie de l’année 1972.

Lisant du Benjamin en fonction de ses rapports à Brecht, j’avais noté, de manière plus intuitive qu’analytique, des changements «stylistiques» et ce qu’on pourrait appeler des intensifications «thématiques», dans certains des textes accessibles dans les années 1960-1974 1). Sans plus approfondir, Benjamin n’étant pas un objet d’étude, mais une passerelle brechtienne parmi d’autres. L’angle du point de vue est donc limité.

Quand parut le recueil de souvenirs de Lacis 2) qui concernaient le théâtre d’agit-prop (objet de recherches dans l’équipe du CNRS que j’avais rejointe), je m’intéressai à cette bolcheviste, et partant à ses rapports à Brecht, Benjamin. Confrontant les dates, 1924→1928, j’en vins à penser que c’était Lacis, et pas Brecht ou pas seulement, qui avait pu jouer un rôle dans ce qui me paraissait une «évolution» de Benjamin. J’y regardai de plus près 3).

C’est ainsi que je découvris que la dédicace de Einbahnstrasse-Voie à sens unique avait été supprimée, dans les Schriften publiés par Theodor W. et Gretel Adorno en 1955. Cette voie «s’appelle la Rue Asja Lacis, d’après celle qui l’a percée dans l’auteur, en tant qu’ingénieure 4)», avait écrit Benjamin en 1931. Supprimé aussi son nom de co-auteur de l’Essai sur Naples, publié dans la Frankfurter Zeitung du 19 septembre 1925 5).

Les Adorno connaissaient l’existence de la bolcheviste et les effets de cette rencontre. Au printemps 1932, dans une lettre adressée à Gretel Adorno, Benjamin faisait allusion à Daga (fille de Lacis) :

«J’ai reçu une lettre de Daga et de sa mère […] Du reste, depuis quatorze jours, je suis plongé dans le russe, j’ai lu la Révolution de Février de Trotsky, et je suis sur le point d’achever son autobiographie. Voilà bien des années, que je n’ai été aussi passionné (à en perdre le souffle – atemloser Spannung). Il faut que vous lisiez ces deux livres» [Br. t. 2, L. 210] 6).

Étant donné le contexte historique, ces suppressions avaient un air de censure, qui déclencha une polémique entre les «Francfortois» (éditeurs) et la revue «alternative». Pour y voir plus clair, je rédigeai les pages qui suivent.

Ces pages seront lues et présentées par Brunella Eruli 7), à une revue italienne. Le projet capota. On me reprochait plus ou moins ouvertement de surévaluer les effets de la rencontre. Parce que femme. Des histoires de gender, mais peut-être aussi une forme universitaire non orthodoxe,  la forme de l’article étant déterminée par le questionnement, et non un savoir-sur Benjamin.

Pour faire la preuve de la dynamique de cette rencontre, je me proposais d’entreprendre l’exploration des changements que j’avais notés sans m’attarder. Mais l’entreprise était complexe, je manquais de temps. Les pages restèrent dans mes tiroirs, avec de temps à autre, une relecture, un ajout et/ou suppression, induits par de nouvelles questions, venant de lieux différents, jusque dans les années 80, date à laquelle, je commençais à déambuler dans les récits extra-ordinaires du monde et m’interrogeais sur l’introuvable objet-mythe. Brecht, Benjamin and Co. cessèrent pendant un temps de m’intéresser.

Je ne suis pas sûre aujourd’hui que la démarche, par ailleurs coûteuse, eût été productive, même si l’Essai sur Naples est traversé par une perception théâtralisée qui doit quelque chose aux conversations avec Lacis, femme de théâtre. En fait, pour analyser les «motifs» (d’autres diraient paradigmes) théologiques et marxistes dans leur configuration textuelle, il aurait fallu entreprendre rien moins qu’une poétique des textes, analyser ce contre-et-avec quoi  Benjamin  écrit.

Par ailleurs, je suis convaincue qu’on n’influence personne. Ce que mon expérience de comparatiste n’a cessé de m’apprendre. Si une rencontre peut conduire à regarder dans une certaine direction, si le regard n’est pas pré-disposé à regarder dans cette direction, il s’en détournera rapidement. La rencontre (quelle que soit sa nature, intellectuelle, littéraire, politique…) peut faire surgir du non-encore-perçu, voire le précipiter, le cristalliser au sens alchimique, mais ne crée rien à partir de rien.

D’une manière générale, je n’attache pas d’importance aux amours d’écrivain, prétendre en reconstituer la chair, faite d’interactions continues dans des configurations toujours nouvelles, où affleurent l’histoire antérieure des deux individus, relève, à mes yeux, de l’imposture.

En revanche, la rencontre de deux individualités puissantes appartenant à des univers historiques différents intéressait la comparatiste, qui entrevoyait de manière concrète comment voyagent les idées, les théories qui, au passage, pollinisent d’autres idées, d’autres théories, et pour la germaniste, cette rencontre allégorisait les rapports de la jeune République de Weimar, berlinoise en particulier, avec la jeune République des soviets.

Les pages n’ ont pas perdu, me semble-t-il, de leur intérêt, dans la mesure où Asja Lacis, bien que devenue une référence banalisée — et obligée, dans les biographies de Benjamin, voire une «queen du proletkult» 8), n’apparaît pas comme cette figure de la Praxis qui époustoufla Benjamin. Les informations la concernant sont disséminées, voire en notes.

Or, c’est le récit autobiographique où le devenir de l’individu est indissociable de l’Histoire-se-faisant qui explique la force de séduction intellectuelle exercée par Lacis sur ses interlocuteurs.

Après relecture des textes sur lesquels j’avais fondé ma réponse sur les effets-Lacis, après lecture des biographies récentes, les résultats d’une interrogation datée me paraissentt encore valables, même si aujourd’hui, j’écrirai l’article de manière différente, ne serait-ce que parce que les informations produites, sur Lacis, sont aujourd’hui connues. « L’influence » de Lacis sur Benjamin est devenue une évidence que ces pages interrogent à nouveau. Paradoxalement, si je décide de publier les principaux fragments de l’article des années 70, c’est parce que la place que les biographes, commentateurs lui attribuent me paraît trop grande. L’histoire a suffisamment d’humour pour changer les visées.

Certaines de mes questions, propositions, voire doutes me paraissent avoir gardé une certaine actualité.

Le contexte historique

Un bref rappel n’est peut-être pas inutile pour situer le travail, en comprendre les enjeux et son historicité qui est aussi mon historicité.

1. Les souvenirs de Lacis s’inscrivent — en Allemagne — dans la réactivation des avant-gardes de la République de Weimar. Une manière, pour la nouvelle génération, de renouer avec l’histoire allemande en sautant à pieds joints sur le nazisme qui n’est pas encore devenu l’objet central de l’historiographie allemande. Génération dont la parenté est, dans son immense majorité, liée de près ou de loin au nazisme. (J’évoque cette génération rencontrée à Heidelberg dans les années 1966-1968, dans un fragment de Mémoires croisées).

2. «Mon» horizon politique des années 1968-1974 est barré au plan international :
— par l’invasion de Prague par les chars soviétiques, le 20 août 1968 ;
— par la guerre du Vietnam (commencée en 1964, s’achevant en 1975), et ses massacres célèbres dans la mémoire collective de l’époque (dont le village My Lai, au sud du pays, où le 5 septembre 1969, 109 vietnamiens sont massacrés. Des intellectuels, des artistes américains, européens sont embarqués dans des luttes qui les dépassent (Jane Fonda au Vietnam en juillet 1972, manifestations à Paris, Berlin, Milan… nombreuses). Dans une sérigraphie (entre autres), Bernard Rancillac allégorise le massacre, sous la forme d’un corps de femme violée par des agresseurs venus d’un autre monde, un exemplaire en pérennise la mémoire dans mon environnement.
— par les débuts du terrorisme : Munich, jeux olympiques, assassinat de 11 athlètes israéliens; dérive terroriste de diverses gauches européennes dont la Rote Armee Fraktion (RAF), (Fraction armée rouge) créée par Ulrike Meinhof (vague d’attentats des années 70, attaque de banques en septembre 1970) ; la guérilla urbaine devait préparer ou précéder «l’insurrection populaire», elle aura pour conséquence principale le renforcement des pouvoirs de répression dans une démocratie encore jeune, le renforcement de l’anticommunisme primaire de la société civile (le communisme devenant synonyme de terrorisme), qui aura pour effet de protéger les anciens nazis qui sont nombreux à couler des retraites à l’abri du besoin, alors que les opposants, les exilés, restent objet de suspicion.
— par le coup d’État militaire du 11 septembre 1973 au Chili, qui met fin à l’expérience Allende, élu démocratiquement. Moment d’émotion intense.

— En France : création du Front national en octobre 1972, à un moment où certains/certaines avaient encore la naïveté de croire que ce type de mouvement politique appartenait à un passé révolu.

3. Les années post-68 sont orageuses, chaotiques, source de combats difficiles et frustrants. Les effets des jolis mois de Mai européens se continuent. Des dynamiques ont été enclenchées de manière irréversible. Irréversibilité qui n’interdit pas des régressions. Des droites hargneuses, qui n’oublient pas leurs peurs, tentent de re-construire des barrages sur des flux tumultueux, tâches d’autant plus difficiles que les contradictions fermentent et éclatent dans les deux camps.

Le politique et ses controverses souvent violentes balisent nos vies, fissurent des amitiés, en créent de nouvelles. Bref, tout de la vie prend une coloration politique. Y compris les objets «universitaires». Les réflexes acquis de défense et d’attaque sont vifs. J’en retrouve certains dans cet article.

— Par ailleurs, dans mon cas, le politique du champ social est redoublé, parce qu’au centre de mes recherches et de mon enseignement. À la faculté, en licence et dans une équipe du CNRS, je travaillais sur les Avant-gardes européennes (russes, allemandes, françaises, italiennes). En 1972, j’avais derrière moi quatre années de travaux pratiques sur des textes de penseurs du politique, allant du XVIe au XXe siècle, dont Machiavel, ce radical sécularisateur du politique et de l’économique, qui me passionna, mais aussi Hobbes, Locke, Rousseau… pensées du politique dont les ruptures conceptuelles ouvraient sur la modernité. Pensées du politique qui trouvaient leurs fondements non plus dans les cieux (rupture radicale de Machiavel, Thomas More), mais dans la réalité humaine de l’ici-maintenant, traversé de contradictions, de conflits, où les Bonnes Lois — conquises dans les «tumultes» (Machiavel) — font les Bons Citoyens. Pensées du politique, élaborées dans la tourmente (cf. Histoire d’Italie de Machiavel), qui étaient loin des problématiques abstraites, théologiques qui sont celles de Benjamin et de son entour — allemand (j’y insiste). [Voir III. Effet-Lacis].

Ce contexte irrigue les pages ici publiées.

Ainsi, et parce que s’inscrivant dans une configuration historique tumultueuse, la censure dont Lacis paraissait «victime» lui donnait un sens politique qu’elle n’avait pas. La Préface d’Adorno aux Schriften ne méritait pas la hargne des anti-francfortois, Adorno ne gommait pas les rapports de Benjamin au ‘marxisme’, il disait les trouver trop schématiques, pas assez dialectiques. D’autre part, les éditeurs ont eu tendance à effacer les relations que, vraisemblablement, ils jugeaient gênantes à un moment où il fallait commencer par rétablir la notoriété de Benjamin, inconnu des nouvelles générations. Ainsi, la bolcheviste fit les frais de la guerre froide et les quelques échanges épistolaires avec Carl Schmitt au parcours sinueux, compromis par le nazisme, aussi. Les éditeurs savaient que ces disparus referaient surface. Carl Schmitt fait partie des réseaux intellectuels de l’époque, comme Asja Lacis fait partie de la vie de Benjamin. Des incontournables donc. Plus tactique que stratégique, et non pas censure d’éditeurs, me semble-t-il.

De plus, la question du ‘marxisme’- de X, Y… est une question piégée. Pour ne pas dire théologique. Une manière de plomber le questionnement dans un discours de vérité au profit de ce que Brecht nommait la kamerilla (les prêtres du marxisme) aux mœurs et méthodes inquisitoriales, les militants se réclamant du marxisme n’ayant pas cessé de s’exclure mutuellement au nom de vérités ‘petit-bourgeoisement’ bafouées.

« Donne-moi moi une idée, j’en ferai un dogme » fait dire Goethe à Méphisto


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ÉTAT DES PUBLICATIONS DANS LES ANNÉES 70

1) Entre 1955-1969 ont été publiés en Allemagne chez Suhrkamp, Frankfurt am Main :
– 1955, Schriften en deux tomes [trad. en 1959 par Maurice de Gandillac, Paris, R. Julliard, et réédité en 1971 chez Denoël : les Lettres nouvelles, (Dossiers des lettres nouvelles). Les Schriften contiennent Zur Kritik der Gewalt-Critique de la violence ; Schicksal und Charakter- Destin et charactères ; Geschichtsphilosophische Thesen und Theologisch-politisches Fragment- Thèses de philosophie de l’histoire et Fragment théologico-politique.
– 1961-1966 : Ausgewählte Werke [1. Illumination, 2 Angelus Novus]
– 1962 : Deutsche Menschen
– 1963 : Städtebilder
– 1966 : Briefe en deux tomes; Versuche über Brecht
– 1969 : Urprung des deutschen Trauerspiel, Über Literatur ; Charles Baudeaire, Ein Lyriker im Zeitalter des Hochkapitalismus. 2 Fragmente.
– Paraissent sous forme de Sonderausgaben des textes publiés dans Schriften, (Goethes Wahlverwandschaften aux Editions Insel-verlag en 1955, Illumination en 1961 chez Suhrkamp).

– En 1969, François Maspero publiait Les Notes à Svendenborg (été 1934) et Notes de journal 1938 (du 28 juin au 25 août) in Essais sur Bertolt Brecht, traduction de Paul Laveau.

– La publication des Gesammelte Schriften. Unter Mitwirkung von Theodor W. Adorno und Gershom Scholem hrsg. von Rolf Tiedemann und Hermann Schweppenhäuser. Frankfurt a. M., commence en 1972 (t.2, t.3, t.4).

2) Asja Lacis, Revolutionnär im Beruf, Berichte über proletarisches Theater, über Meyerhold, Brecht, Benjamin und Piscator, (Révolutionnaire professionnelle, rapports sur le théâtre prolétarien, sur Meyerhold, Brecht, Benjamin, Piscator), Verlag Rogner et Bernard, München, 1971. Le texte publié source à des publications diverses, remaniées : des notes rédigées par Lacis sur le Théâtre pour enfants à Orel en 1918, publiées en 1968 dans la revue alternative, n° 59-60 ; des Souvenirs parus dans la revue Sinn und Form (RDA), Cahier 9 en 1969 ; une longue interview enregistrée par Hildegard Brenner en février 1968, en RDA ; et différents textes publiés dans les années 1925-1935 par Benjamin et/ou Lacis. L’ouvrage est resté la source informative de TOUS les biographes de Walter Benjamin. À ma connaissance, aucun n’a encore consulté les archives de l’ex-Union soviétique pour enrichir le récit autobiographique de Lacis.

3) La polémique, déclenchée par la revue alternative, n° 56-57 (1967), n°59-60 (1968) contre les «Francfortois», visait à dénoncer la «stratégie ésotérique-strategische Esoterik», inaugurant une interprétation polémique des écrits de Benjamin, sur le mode dualiste habituel, où se trouvent opposés Benjamin théologien vs Benjamin marxiste. La revue publia des textes jusque-là inconnus, et une lettre de Lacis qui affirmait que Benjamin portait le socialisme dans son cœur – den Sozialismus im Herzen hat. Confondant des plans différents.

Opposition que l’édition française soulignent par des titres racoleurs d’époque : T1, Mythe et violence ; T2, Poésie et révolution, préface et traduction de Maurice de Gandillac. Paris, Les Lettres nouvelles, Denoël, 1971.

4) La métaphorique de l’ingénierie est une constante des discours militants de l’époque.

5) Benjamin/Lacis partageaient un même amour des villes. Avant le départ d’Asja Lacis, ils visitent Naples, rédigent ensemble un essai sur la ville. Benjamin y fait allusion dans deux lettres, «Naples paraîtra en letton et peut-être aussi en allemand» [t. 1, L. 137, 12.10-5.11. 1924] ; «Dans quelques semaines, tu liras un essai ‘Naples’ écrit par moi et une connaissance de Capri.» [t. 1, L. 142, 20-25 mai 1925].

6) Briefe, Suhrkamp Verlag, Frankfurt-am-Main, 1966, en deux volumes [Br. 1, 2]. Ces deux volumes n’ont été traduits en français qu’en 1979 par Guy Petitdemange, AUBIER MONTAIGNE. J’indique donc le numéro des lettres, et leur date.

7) Auteure de travaux sur Tadeusz KANTOR, publiés au CNRS, Tome XI des VOIES DE LA CRÉATION THÉÂTRALE, 1983.

8) L’image trahit la méconnaissance des processus révolutionnaires à leurs débuts. Lacis est le maillon d’une chaîne plus vaste où des milliers de militants «basiques», parcourant les villes et les campagnes, brûlaient leur vie pour transformer leur monde. Anonymes. Lacis échappe à l’anonymat par les rencontres qu’elle a faites, elle n’en reste pas moins UNE parmi d’autres.

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LA DYNAMIQUE D’UNE RENCONTRE IMPROBABLE

Plan d’ensemble

I

LIMINAIRES
Benjamin et le politique avant 1924

II

LACIS OU L’ALLÉGORIE DE LA PRAXIS

III

L’EFFET-LACIS

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