Les Combines de Robert Rauschenberg à Pompidou (18.01.2007). Des traces d’enfance, nombreuses, enfance au sens durassien. Une grâce naïve, un brin roublarde. Une peinture qui fait du bien, dit une amie. J’avais emporté pour mon musée imaginaire la toile à la chaise, je découvrais le choix fait, qu’elle avait pour titre Pilgrim, Pélerin, un titre qui me plaît.
On peut hésiter entre plusieurs valeurs du mot, soit le sens de peregrinus en latin « qui voyage à l’étranger, qui vient de l’étranger, qui concerne l’étranger », sens qui sous l’inspiration chrétienne, désignent « différents types de marche et d’exil pour Dieu, notamment ceux du peuple de l’Exode, et des justes et des prophètes errant dans le désert, images du chrétien « étranger et voyageur sur la terre » (Hébr. XI, 13 et supra A 1 b) » (Trésor de la langue fr.), pour désigner enfin, « Celui, celle qui, par piété, fait un voyage à un lieu de dévotion » ; dans certaines configurations, le mot peut désigner un individu « qui a de la finesse, de l’adresse, de la dissimulation » (Dic. de l’Académie).
Pour faire affleurer de l’enfance dans une œuvre sophistiquée, il faut combiner bien des éléments, dont la ruse et le goût du voyage vers l’ailleurs. Et l’imprévisble.
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NOTA
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Pilgrim 1960
